Code : MILA Semestre : M2S1 ECTS : 6

MILA : Milieux aquatiques : qualité et gestion (UPMC /UPSud)

Localisation principale : UPSud

Responsables :

JARDILLIER Ludwig, Maître de conférences, UMR CNRS 8079 ESE, UPSud, ludwig.jardillier_at_u-psud.fr
LELOUP Julie, Maître de conférences, IEES Paris, UPMC, julie.leloup@upmc.fr
UE limitée à 16 étudiant-es


Objectifs :

L’UE s’adresse aux étudiant-es des parcours Recherche et Professionnel. Elle est fortement conseillée aux étudiant-es souhaitant suivre la partie hydrobiologie de l’UE INGS.

Cette UE a pour objectif de former à la compréhension du fonctionnement des écosystèmes aquatiques via une vision intégrée de ces milieux en allant des macro- (poissons, macro-invertébrés, zooplancton) aux micro-organismes (phytoplancton, bactéries et eucaryotes microbiens hétérotrophes) tout en prenant en compte les interactions biotiques et abiotiques à même de réguler la composition et l’activité des communautés. En suivant l’UE MILA, vous acquerrez les connaissances théoriques et les compétences techniques nécessaires à l’étude de ces milieux dans le cadre de recherches fondamentales/appliquées ou de gestion/préservation de ces milieux.
La première semaine à Sorbonne Université est ainsi dédiée aux enseignements théoriques assurés par des intervenants de différents établissements (UPSud, SU, MNHN, CNRS, IRD, ONEMA) et la seconde semaine à l’acquisition de compétences techniques et d’analyse et interprétation de jeux de données dans un centre de recherche du CNRS et de l’ENS (Centre de Recherche en Ecologie Expérimentale et prédictive, Saint-Pierre-lès-Nemours, https://www.cereep.biologie.ens.fr/?lang=fr).

Les enseignements théoriques ont pour objectif de donner une compréhension globale du fonctionnement des milieux aquatiques, nécessaire à l’étude et à la gestion des écosystèmes aquatiques d’eau douce (rivières, zones humides, lacs, zone de baignade, ..) en détaillant le fonctionnement des réseaux trophiques, le rôle interactions biotiques et abiotiques dans la structuration des communautés, le rôle de la matière organique à différents niveaux trophiques, le rôle des principales communautés microbiennes (ex. bactéries hétérotrophes, cyanobactéries), le rôle des communautés piscicoles, le fonctionnement des différents types de milieux d’eau douce et la réglementation de leur gestion. Les intervenants présenteront des cas concrets, comme le réseau de surveillance des cyanobactéries. L’un des fils conducteurs de ces enseignements est le transfert d’éléments nutritifs, notamment du carbone, qui est largement dépendant des flux de matière organique des niveaux trophiques supérieurs vers ceux inférieurs mais également spatialement au sein des écosystèmes entre les zones pélagiques et benthiques.

L’étude pratique sera réalisée sur des lacs artificiels (https://www.cereep.biologie.ens.fr/spip.php?article7&lang=fr) et intègrera à la fois les échelles spatiales et temporelles. Les populations piscicoles (présence/absence de top-prédateurs) et les concentrations en azote et phosphore sont contrôlées de manière croisée dans ces écosystèmes. Un suivi des différentes communautés animales, végétales, microbiennes et de multiples paramètres physico-chimiques est réalisé depuis la mise en eau de ces lacs. L’étude expérimentale menée dans le cadre de l’UE s’insèrera dans cette étude temporelle afin d’apprécier plus précisément l’impact de facteurs biotiques et abiotiques (populations piscicoles vs niveau trophique) sur les transferts de carbone entre la zone pélagique et benthique à court terme. Des mesures de paramètres physico-chimiques seront réalisées in situ avec différentes sondes multiparamètes (ex. BBE) et au laboratoire (ex multi-analyseur de nutriments), de l’abondance des communautés microbiennes (ex cytométrie en flux). Une pêche de poissons sera réalisée afin de déterminer le stock de la communauté piscicole dans les lacs. L’ensemble des données acquises dans le cadre de l’UE seront analysées et interprétées à différentes échelles temporelles. Deux enseignants-chercheurs (SU et PSud) et des chercheurs du CEREEP encadreront les étudiants durant cette étude.

Le contrôle des connaissances se fera par un rapport individuel (20 pages) portant sur l’analyse et l’interprétation des données acquises sur les lacs artificiels. Ce rapport devra être rendu dans les 6 semaines suivant la fin de MILA.

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