Présentation générale

 La société est actuellement, via les médias ou la communauté scientifique, de plus en plus sensibilisée aux problématiques environnementales et notamment celles relatives à l’érosion de la biodiversité ou aux conséquences des changements climatiques et des activités anthropiques sur les écosystèmes. En retour, la société demande la résolution de ces problèmes par les décideurs et les scientifiques. Les enjeux liés à la biodiversité, c’est-à-dire la nécessité de l’analyser, de la valoriser, de la conserver et d’utiliser les ressources biologiques et les services écologiques qu’elle procure dans un objectif de développement soutenable, sont notamment perçus comme particulièrement importants. Par ailleurs, des études sur le fonctionnement et la dynamique de la biodiversité dans un contexte de changements globaux s’avèrent indispensables pour appréhender l’évolution des écosystèmes.
 
 L’étude et la résolution de ces problématiques environnementales reposent en partie sur un corps de chercheurs, gestionnaires et décideurs formés à l’écologie scientifique. Ces écologues interviennent dans des domaines aussi variés que la conservation de la biodiversité, l’ingénierie écologique, la lutte biologique, le développement d’une l’agriculture plus respectueuse de l’environnement, la répartition des espèces, le fonctionnement des écosystèmes, la prévision des effets des changements globaux sur les écosystèmes, etc...
 
 Les sciences de l’écologie se structurent autour de trois approches complémentaires. L’écologie fonctionnelle s’intéresse aux processus écologiques et biophysiques (cycles d’éléments chimiques et flux d’énergie, stockage du carbone et de l’azote) ; elle cherche à comprendre la façon dont les contraintes physico-chimiques influencent le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes et des paysages et comment, en retour, les organismes influencent ces cycles. L’écologie des populations et communautés s’intéresse avant tout aux déterminants biologiques des variations des effectifs des individus dans une population, ou à ceux des variations des effectifs des espèces dans une communauté. L’écologie évolutive s’intéresse à la compréhension de traits particuliers de comportement, d’histoire de vie et de démographie, ceci en considérant les mécanismes d’évolution et d’adaptation du fait de la sélection naturelle à une échelle fine.
 
 Cette Formation regroupe une partie du master Biodiversité, Ecologie et Evolution (BEE, Université Paris Saclay) et la spécialité de master Ecologie Biodiversité Evolution (EBE, UPMC, MNHN). Elle offre en région Ile-de-France des enseignements de pointe couvrant l’ensemble des approches scientifiques de l’écologie pour la formation de chercheurs et d’experts. Le champ de l’écologie, qui est en pleine mutation, nécessite des compétences variées et des interactions entre sous-disciplines, et fait appel à des outils de plus en plus pointus comme la spectrométrie de masse pour l’analyse des isotopes stables, l’utilisation de marqueurs moléculaires, la télédétection, les systèmes d’information géographique, les analyses statistiques et la modélisation mathématique. Les six parcours- de cette formation (4R et 2P) rassemble ainsi un très vaste panel de chercheurs et enseignants-chercheurs travaillant avec ces outils, qui en montrent l’intérêt et les applications possibles aux problématiques écologiques.
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